Ma Chronique familiale

Ma Chronique familiale
Ce blog est dédié à mes parents.
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01 avril 2025

1960. Ma première sortie au Parc de la Tête d'Or à Lyon !


 Je n'avais qu'un an. Sans cette photo, je n'aurais pas beaucoup de souvenirs ! Mais par la suite, en grandissant, je suis toujours revenue dans ce parc. Et, aujourd'hui, quand j'y retourne, je retrouve tous mes souvenirs d'enfance. En plus, même avec le temps, il n'a pas beaucoup changé.


 
Ma marraine, soeur ainée de ma mère. Je me souviens qu'à l'occasion de cette sortie au parc de la Tête d'Or, fin 1961, elle m'avait filmée avec sa caméra. Chose plus rare à une époque où les camescopes n'existaient pas. Photo solo prise le même jour au parc de la Tête d'Or à Lyon, Je venais d'avoir 3 ans. 

24 novembre 2024

Maman est de la Croix Rousse !

 Elle est née en 1927 à Lyon sur le plateau de la Croix Rousse. Elle était la dernière née d'une famille de 6 enfants, 4 filles et 2 garçons.Nous étions très fusionnelles. Elle m'a quittée en janvier 2013, pratiquement le même jour que mon père, à 35 ans d'intervalle.





Mon père est parti très tôt.

 Il est né en 1923 à Lyon, dans le vieux quartier de Saint Just, sur les pentes de la colline de Fourvière.Sa mère est morte en 1929. Mon grand père s'est remarié et il fut élevé par sa belle-mère, "Manoue", native du Beaujolais, et que je considère comme ma 3e grand mère. Il était boucher. Il est mort en janvier 1978 à l'âge de 54 ans. J'avais tout juste 19 ans.



Je suis née à Lyon ! C'est ma ville natale et ma ville de coeur !


 Je suis née dans le 3e arrondissement, avenue Félix Faure, mais j'ai passé les 10 premières années de ma vie dans le quartier de la Guillotière, 7e arrondissement. Et je le considère comme mon vrai quartier natal !

Photo de classe Cours préparatoire 1964-1965.


Photo avec Maman. Je ne sais pas l'année exacte. Sans doute un dimanche matin après la messe à l'Eglise Saint Louis où j'ai été baptisée.


Le temps passe vite ! C'est bientôt Noël !

 Ce matin du 25 décembre 1965, j'avais 7 ans, et j'étais aux anges en découvrant mes cadeaux sous le sapin ! Notamment une poupée qui parle dans le landeau. J'ai toujours la poupée, mais j'ai beau tirer le cordon, elle ne parle plus !



23 novembre 2024

L'accident 1966 (Récit)

L'ACCIDENT (RECIT)


 Nous sommes en 1966. J'ai 7 ans. Ce jeudi matin, il fait beau sur Lyon. Le jeudi est un jour important pour moi. C'est mon seul jour de congé avec le dimanche. A l'école primaire, nous allons encore à l'école le samedi toute la journée. J'habite donc à Lyon, dans le quartier de la Guillotière, un petit quartier populaire avec plein de petits commerces. Presque un village.
 Comme pratiquement tous les jeudis matins, je me rends à la boucherie de mon père à quelques pâtés de maison de mon immeuble. C'est souvent là aussi que je retrouve Martine H, ma meilleure amie, qui est voisine de notre boucherie. 
On me demande d'aller faire une course dans le quartier. Pour cela, je dois traverser cette rue de la Thibaudière. C'est ce que je m'apprête à faire. Au même endroit, une 404 veut quitter son stationnement. Nous nous avançons toutes les deux en même temps et le choc fut inévitable.Tout s'est passé si vite que je ne pourrais pas l'expliquer. Je me retrouve projetée sur le sol à moitié évanouie. Dans la boucherie, une cliente s'écrie : "La petite ! Sous la voiture !". Pour mon père, cela dut être terrible. Je le revois encore sortir en courant de la boucherie, avec son grand tablier blanc, hurler "Muriel !". Il manque de s'en prendre au conducteur de la 404. Mais il y a plus urgent. On me transporte dans l'arrière boutique de la boucherie et on appelle Police Secours. Je crois que l'affolement des adultes et le remue-ménage autour de moi m'ont bien davantage choquée que l'accident lui-même ! L'arrivée de Police Secours avec son pin pon n'était pas fait pour que cet évènement soit moins anxiogène. Heureusement, Maman était là pour m'accompagner. Direction l'hôpital Edouard Herriot, que l'on nommait plus volontiers Grange Blanche. C'est la première fois que je mets les pieds dans un hôpital.
 Finalement rien de grave à part un gros hématome sur une jambe. Je peux rentrer chez moi. Je suis couchée dans ma chambre. Papa est rentré. Il me sert dans ses bras en pleurant. Il a eu une telle frayeur ! C'est l'une des rares fois où je l'ai vu pleurer ainsi. Et cette image restera dans ma mémoire. Je suis en convalescence, allongée sur un fauteuil dans le séjour. Je sens que je suis davantage touchée par le choc psychologique de cet accident. Tout le monde vient voir la petite accidentée. Famille, amis, je suis très entourée. Par la suite, il faudra bien retourner à l'école. Mais le choc de l'accident a fait son effet. Je ne peux plus traverser une rue toute seule, j'ai peur ! On doit m'accompagner ! Ce problème va durer à peu près un an.
 Et puis les choses reviendront normales. Ce ne fut pas un grave accident. Ce qui reste davantage dans ma mémoire, c'est la réaction des adultes, notamment de mon père. Les sentiments se manifestent sans doute mieux dans nos actes et nos attitudes que dans nos paroles. Si je pouvais encore douter des sentiments de mon père pour moi, il suffit de me souvenir de sa frayeur ce jour-là, pensant peut-être qu'il m'avait perdue.



Rue des Trois Pierre, là où j'habitais à quelques pâtés de maison de la boucherie de mon père.

Pour me consoler de mon accident, Maman m'avait offert Skooter, la petite soeur de Barbie. Elle était rousse avec des tâches de rousseur. D'ailleurs je l'ai toujours !
La boucherie de mon père n'existe plus. Il y a eu beaucoup de démolitions dans ce quartier par la suite. Néanmoins, il reste quelques vestiges de mon passé çà et là. Mais quand je reviens ce qui est rare, j'ai parfois à retrouver mes anciens repères dans ce nouveau quartier.